« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous.
Alléluia. (Jn 14, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Commentaire

En ce mardi 26 mai l’Eglise fête Saint Philippe Neri, le saint de la joie et de la prière qui fonda l’Oratoire, société de prêtres séculiers voués au service paroissial et à la prédication. N’oublions pas que, jusqu’à un passé récent, l’Oratoire de France administrait notre paroisse Sainte Thérèse. Aujourd’hui, bien que l’Oratoire ait quitté notre paroisse, le père Claude Darcourt, qui est toujours parmi nous, est oratorien. Il vient de fêter ce mois-ci ses cinquante ans de sacerdoce : pensons particulièrement à lui aujourd’hui.

Lorsque nous sommes dans la peine, ou lorsque nous traversons des périodes difficiles comme celle que nous vivons en ce moment avec cette pandémie, combien il est réconfortant d’entendre des bons amis nous dire : « Je prie pour toi, je prie pour vous tous. » Nous nous sentons compris, soutenus. Comme c’est important de relire ce passage de l’évangile de Saint Jean et d’entendre le Christ dire à son Père : « Moi, je prie pour eux… » lui, Jésus, alors qu’il est à la veille de sa passion et de sa mort, mais déjà dans son être, projeté dans la lumière de Pâques. « Moi, je prie pour eux…eux ils sont dans le monde… », c’est-à-dire pour nous toutes et tous qui, quelques siècles plus tard se reconnaissent comme disciples du Christ.

Oui, malgré la grande épreuve de la séparation d’avec Jésus, malgré les multiples persécutions au cours des siècles, la Parole s’est transmise de génération en génération. De nos jours, encore, des hommes et des femmes sont mis à mort parce qu’ils sont chrétiens, parce qu’ils sont fidèles à la Parole reçue des disciples. Nous ne connaissons pas ces tourments, mais sommes-nous fidèles à la Parole reçue, c’est-à-dire au Christ et à son message, fidèles à la Parole de vérité, de justice, d’amour, là où nous vivons dans notre famille, nos relations, notre travail, ? Si nous croyons que Jésus est bien l’envoyé de Dieu, le Fils du Père, comment traduisons-nous cela dans notre vie, nos choix sociaux, politiques, dans nos divers engagements, sommes-nous prêts à témoigner de notre appartenance au Christ, l’envoyé de Dieu ?

Oui, chers amis, soyons des hommes et des femmes courageux et audacieux pour l’annonce de la Bonne Nouvelle.

« La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ », c’est d’entrer dans l’étreinte d’amour du Père et du Fils, dans la communion intime des personnes divines dans la Trinité. Or, cette vie éternelle est déjà commencée ! AMEN.

Jacques Averbuch, diacre.