« Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14, 7-14)

Alléluia. Alléluia.
Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, dit le Seigneur.
Alléluia. (Jn 8, 31b- 32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,
moi, je le ferai. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Commentaire

Pascal dans son écrit « Preuves de Jésus Christ », extrait des Pensées, estime que « seul Dieu parle bien de Dieu ? » Dans le passage d’évangile de ce jour, le Fils parle de son Père comme personne ne peut en parler : Il nous dit combien il est en parfaite union avec lui, combien ses paroles sont toutes issues du Père, combien le Père est à la source de son être, tel un jaillissement éternel. Sommes-nous mis à l’écart de cet amour ? Non car il nous est donné d’y participer par le don de l’Esprit. « Celui qui m’a vu a vu le Père. » Que cela est beau à entendre. Il s’agit, ici, de l’une des plus belles révélations de l’Evangile. Jésus et le Père ne font pas un, ils sont uns. Et aujourd’hui   4éme samedi de Pâques, l’Eglise nous invite à considérer l’importance pour un chrétien de pouvoir connaître le Christ, intimement et chaque fois mieux. Nous sommes la transparence du Fils parce que nous sommes oints de l’Esprit de Jésus par notre baptême et notre confirmation : l’Esprit nous fait chrétien. A l’aube de la chrétienté, ce sont les païens, ceux d’Antioche, qui observant la manière de vivre de la première génération de croyants, en les voyant mettre tout en commun, leur donnèrent le nom de chrétiens, ce qui signifie que nous sommes d’autres Christs.

Il ne s’agit pas ici d’opérer des miracles encore plus prodigieux que ceux de Jésus : Il s’agit de vivre le mieux possible comme Jésus, dévêtu de nous-mêmes. Dieu n’habite que dans un cœur dépouillé. Chacune de nos actions faites sous l’emprise de l’Esprit de Dieu, est une œuvre plus grande. Plus grande parce que nous humains, pécheurs reconciliés, « pécheurs regardés par le Seigneur » disait notre Pape François, poursuivons l’agir de Dieu. Plus grande parce que Jésus, par nous, fait autant de merveilles que lorsqu’il était parmi nous. Chaque fois que nous rassemblons  « les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11,52), chaque fois que nous « triomphons du monde » (Jn16, 8-11), chaque fois que nous relevons un blessé de la route (Lc10,25-37), chaque fois que nous « débordons de joie » d’énergie, nous faisons une œuvre plus grande encore : nous montrons le Père.

Voilà l’inouïe de notre être chrétien, voilà l’ineffable nouvelle. Comment croire que non seulement Jésus s’intéresse à nous, que non seulement il est pain de vie mais qu’il poursuit à travers nous son œuvre de salut. La demande de Philippe, « Montre-nous le Père » exprime l’aspiration universelle de voir Dieu, la source de tout bien. L’union du Fils à son Père est si parfaite, que Jésus peut reprocher à Philippe de ne pas le connaître, s’il n’a pas vu Dieu en lui. La demande de Philippe supposait que l’homme peut voir directement Dieu, alors que c’est uniquement par la médiation de Jésus qu’il devient possible de communiquer avec le Père. L’aspiration religieuse de l’humanité peut se réaliser depuis que le Fils de Dieu s’est incarné : dans ses actions, ses paroles et sa personne, Jésus révèle Dieu

La montée de Jésus vers le Père produira l’efficacité missionnaire des disciples. L’œuvre de Jésus était nécessairement incomplète : Jésus glorifié peut donner l’Esprit à ses disciples et il peut accomplir, ainsi, par eux des « œuvres plus grandes » qu’avant sa glorification. Comment pouvons-nous faire des choses plus grandes que celles de Jésus ? Au long des siècles, remplis du désir de rendre le monde meilleur, nous avons maîtrisés les maladies, (même si ce n’est pas encore le cas pour le Covid 19, mais nous y arriverons), combattu la famine, dompté les inondations des rivières, et conclu des alliances pour que la paix soit possible. Fais Seigneur que je continue ton œuvre avec la présence de ton Esprit en moi.  Jour après jour, que je puisse te connaître plus clairement, t’aimer plus ardemment, te suivre plus surement.

Jacques Averbuch – diacre

flyer_nanterre_la_quete_recto-page-001

Chers Paroissiens, Chers Amis,

Cette nouvelle période de confinement que nous traversons et d’interruption des célébrations dominicales prive notre Paroisse de revenus réguliers et importants générés par les quêtes.

Ces quêtes représentent 15% des revenus de la paroisse.

Même si nous sommes en chute très importante d’activités, les charges fixes demeurent (frais de fonctionnement, traitements des prêtres, salaires des employés…)

Il vous est possible de continuer à participer, à distance, à la vie économique de la paroisse via l’application « La Quête ». Cette application est à télécharger sur votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur. Elle est opérationnelle depuis deux ans maintenant et fonctionne de façon très satisfaisante et sécurisée.

www.appli-laquete.fr

 

Le Père Marc et le Conseil Economique

 

Introduction
V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Jour de résurrection
Jour de Résurrection !
Peuples, rayonnons de joie !
C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur !
Le Christ Dieu nous conduit
de la mort à la vie,
de la terre aux cieux,
et nous chantons sa victoire :

R/ Christ est ressuscité d’entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

Que le ciel se réjouisse,
que la terre soit en fête,
que soit dans l’allégresse
le monde visible et invisible,
car le Christ est ressuscité,
lui, la joie éternelle :

La destruction de la mort, célébrons-la,
et la ruine de l’enfer.
Louons l’auteur
d’une vie neuve et immortelle,
le Dieu unique de nos pères,
le Béni, le Glorieux :

Ô Pâque grande et toute sainte, ô Christ,
Ô Sagesse, ô Verbe de Dieu, ô Force,
fais que nous te soyons unis
en parfaite vérité,
au jour sans fin de ton Royaume :

Une Pâque sacrée nous est apparue :
Pâque nouvelle et sainte, Pâque mystique,
Pâque très pure, Pâque du Christ, notre Sauveur,
Pâque immaculée, Pâque grandiose,
Pâque des croyants,
Pâque qui sanctifie les fidèles,
Pâque qui ouvre le Paradis :

Voici le jour de la Résurrection !
En cette solennité, rayonnons de joie.
Embrassons-nous les uns les autres.
À ceux même qui nous haïssent, disons : Frères !
Pardonnons tout à cause de la Résurrection
et chantons :

R/ Christ est ressuscité d’entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

Antienne
Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils, alléluia.

Psaume : 144 – I
1 Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !

2 Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
3 Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.

4 D’âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
5 Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.

6 On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
7 On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.

8 Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
9 la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Antienne
Tout honneur et toute gloire au Roi des siècles, immortel et invisible, alléluia !

Psaume : 144 – II
10 Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
11 Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,

12 annonçant aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
13 ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
14 Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

15 Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
16 tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

17 Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
18 Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

19 Il répond au désir de ceux qui le craignent ;
il écoute leur cri : il les sauve.
20 Le Seigneur gardera tous ceux qui l’aiment,
mais il détruira tous les impies.

21 Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur ! *
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !

Antienne
Le Seigneur est ma force et mon chant, il me rend libre, alléluia.

Cantique (AP 15)
3 Grandes, merveilleuses, tes œuvres,
Seigneur, Dieu de l’univers !

Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins,
Roi des nations.

4 Qui ne te craindrait, Seigneur ?
À ton nom, qui ne rendrait gloire ?

Oui, toi seul es saint ! +
Oui, toutes les nations viendront
et se prosterneront devant toi ; *
oui, ils sont manifestés, tes jugements.

Parole de Dieu : HE 5, 8-10
Bien qu’il soit le Fils, le Christ a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. Car Dieu l’a proclamé grand prêtre selon le sacerdoce de Melkisédek.

Répons
R/ Jésus se trouva au milieu d’eux et leur dit :
* La paix soit avec vous ! Alléluia !

V/ Avance ton doigt ; mets ta main dans mon côté. *

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

Antienne
Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis. Alléluia.

Cantique de Marie (LC 1)
47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Intercession
Supplions Jésus notre Sauveur qui a renouvelé la vie par sa croix :

R/ Mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau !
Christ Sauveur, crucifié dans la chair, vivifié par l’Esprit :
— fais-nous mourir au péché et vivre pour le Père.

Tu as envoyé tes disciples dans le monde entier :
— assiste aujourd’hui les ouvriers de l’Évangile.

Face aux puissants, tu as témoigné de la vérité :
— inspire aux autorités le respect des consciences.

Tu nous prépares un autre ciel, une autre terre :
— donne-nous de transformer ce monde à leur image.

Tu es descendu aux enfers annoncer la Bonne Nouvelle :
— sois l’espérance et la joie de nos frères défunts.

Notre Père

Oraison
Dieu à qui nous devons le salut et la liberté, écoute le cri de notre prière : puisque tu nous as rachetés par le sang de ton Fils, fais que nous puissions vivre de toi et trouver en toi le bonheur éternel.

 

« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même » (Jn 13, 16-20)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ, témoin fidèle,
premier-né d’entre les morts,
tu nous aimes, et par ton sang
tu nous délivres du péché.
Alléluia. (cf. Ap 1, 5ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Après avoir lavé les pieds de ses disciples,
Jésus parla ainsi :
« Amen, amen, je vous le dis :
un serviteur n’est pas plus grand que son maître,
ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous,
si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle.
Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis,
mais il faut que s’accomplisse l’Écriture :
Celui qui mange le pain avec moi
m’a frappé du talon.
Je vous dis ces choses dès maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ;
et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Commentaire

Au cœur de l’évangile de ce jour, une béatitude : « Sachant cela, heureux êtes-vous si vous le faites. » De quoi s’agit-il ? Au moment d’entrer dans sa Passion, Jésus, en tenue de serviteur, vient de laver les pieds de ses disciples. Sur le moment, ils n’y ont pas compris grand-chose, rappelons-nous la réaction de Pierre… Alors Jésus explique : « Si je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. » Les disciples ne sont pas au-dessus de leur Maître. S’il s’est fait le Serviteur, ils devront, à leur tour, prendre le tablier de service, et c’est l’amour qu’ils mettront dans ce geste qui aura du prix aux yeux de Dieu. Jésus proclame ainsi la béatitude du service fraternel. Béatitude et joie qui sont à la mesure du don de soi, car, en ce domaine, perdre sa vie, c’est la trouver. A ce passage d’évangile, font écho ces paroles du bienheureux Christian de Chergé, prieur de Tibbihirine : « D’expérience, nous savons que les petits gestes coûtent souvent beaucoup, surtout quand il faut les répéter chaque jour. Laver les pieds de ses frères le Jeudi saint passe, mais s’il fallait le faire quotidiennement et au tout venant !!!

Ce geste de Jésus est un geste de service mais aussi de don de soi, total, ce que Jésus va vivre dans sa passion qui suit immédiatement après ce passage. Le chrétien n’est pas plus grand que son maître, ce qui veut dire que chacun, chacune doit prendre sa part de risque pour l’annonce de l’Evangile. Il ne s’agit pas de faire comme Juda, celui que Jésus désigne :  celui qui va manger en même temps que Lui dans le plat est celui qui va le livrer. Juda a livré Jésus pour de l’argent et nous, nous cherchons souvent des excuses pour nous dérober à cette mission, à ce service, la peur du qu’en dira-t-on qui nous fait renoncer au témoignage. Peut-être que, comme Juda, nous sommes tentés parfois de trahir pour de l’argent, c’est-à-dire de mettre la recherche du confort matériel avant le bien spirituel, de mettre les intérêts économiques avant le bien-être de l’homme. Le serviteur n’est pas plus grand que son maître, eh bien mettons-nous au service, comme le Christ.

Je ne sais si le Père Marc l’a fait exprès en me demandant ces commentaires et je le remercie, mais ces textes d’évangile de ces deniers jours, tombent à point car, en mai, notre pape François invite, dans une vidéo, à prier pour les diacres qui « sont les gardiens du service dans l’Eglise. Les diacres sont consacrés au service des pauvres dont le visage est celui du Christ souffrant… Les diacres ne sont pas des prêtres en second : ils font partie du clergé et vivent leur vocation en famille et, avec la famille. » Il appelle aussi à prier « pour que les diacres, fidèles à leur charisme au service de la Parole et des pauvres, soient un signe stimulant pour toute l’Eglise. Les diacres, participent, de façon particulière, à la mission et à la grâce du Christ. Le sacrement de l’ordre les marque d’un sceau que personne ne peut enlever et qui les configure au Christ-diacre, c’est-à-dire serviteur de tous. »

Jacques Averbuch – diacre

7 mai

Soirée éducation avec Mgr ROUGÉ

Ce temps de confinement a été source d’exigences et d’interrogations nouvelles en matière d’éducation (télé-enseignement, catéchisme à distance, partage du même espace de vie à temps complet…).

Quels enseignements éducatifs en tirer pour l’avenir ? Comment aborder le déconfinement progressif qui s’annonce ?

Parlons-en avec des éducateurs et des catéchistes le jeudi 7 mai à 20h45 sur la chaîne YouTube du diocèse de Nanterre en direct depuis l’église Sainte-Marie des Fontenelles de Nanterre.

« Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde » (Jn 12, 44-50)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus s’écria :
« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit,
mais en Celui qui m’a envoyé ;
et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde
pour que celui qui croit en moi
ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle,
moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles
aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée :
c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé :
le Père lui-même, qui m’a envoyé,
m’a donné son commandement
sur ce que je dois dire et déclarer ;
et je sais que son commandement est vie éternelle.
Donc, ce que je déclare,
je le déclare comme le Père me l’a dit. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Commentaire

« Je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver ? » Cette parole de Jésus se situe juste avant le lavement des pieds, ce moment où le Seigneur se met à genoux devant ses disciples et juste avant la Passion. Suivre le Christ, ne serait-ce pas se mettre, comme lui, dans l’attitude de serviteur ? L’Eglise n’est lumière que si elle se met au service des hommes et des femmes de notre temps : certes c’est un choix qui interpelle chacun et chacune et qui est toujours à renouveler. Il y a des lumières qui sont éblouissantes et insoutenables pour nos yeux, nous n’arrivons pas à les regarder. Mais il y a aussi des lumières qui éclairent doucement et que nous pouvons voir les yeux ouverts. Jésus nous entraine à sa suite en nous éclairant et non en nous aveuglant.

LE Covid 19, cet ennemi brutal, nous a confiné, mais ce temps nous conduit à une réflexion pour que nous nous mettions au clair avec nos engagements et peut-être pour renoncer à ceux qui n’en étaient pas. Certes les gestes barrières se sont imposés. Ne faudrait-il pas les retenir pour se mettre à distance du vieil homme qui sommeille en nous ? Le Royaume n’est-il pas la diffusion de cette lumière que rien ne peut arrêter car elle éclaire nos ténèbres. Nous avons sans cesse besoin d’être rétablis dans la confiance par la Lumière de Vérité, alors que les vents du monde sont si contraires et le quotidien si lourd d’angoisses et de désillusions. Que les yeux de notre cœur soient donc illuminés pour que nous soyons plongés dans le regard d’Amour que le Père pose sur nous. Alors c’est avec son regard que nous verrons nos frères et sœurs.

Dans le passage d’évangile de ce jour, un mot m’a frappé particulièrement dans la parole de Jésus : c’est celui de fidélité. Jésus nous parle de personnes qui entendent sa Parole mais qui n’y restent pas fidèle. La fidélité et la foi ont la même racine, ce sont deux mots qui vont de pair. De même que l’on ne peut pas rester fidèle à une personne en qui l’on n’a pas confiance, de même on ne peut pas nourrir notre foi et la garder vivante si l’on n’est pas fidèle à sa Parole, car la Parole est la nourriture de notre fo

Jésus ne fait rien de lui-même, Il est venu nous révéler l’Amour de Celui qui l’a envoyé vers nous. Dieu, son Père, c’est de cela qu’il nous parle inlassablement. Il nous en parle de toutes les manières : en paraboles, en comparaisons, en nous enseignant, en guérissant, en chassant les démons, etc… Jésus est venu pour nous illuminer en nous apprenant l’Amour de notre Père, mais souvent la séduction des biens de ce monde est trop forte et nous procure une satisfaction immédiate qui nous fait oublier l’essentiel qui est l’Amour de Dieu. Et tout comme la lumière naturelle permet la croissance dans les êtres vivants, l’exposition à la Lumière de l’Evangile est source de croissance pour nos esprits et notre vie intérieure.

Jacques Averbuch – diacre

Prions ensemble

Introduction
V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Que cherchez-vous au soir tombant
Que cherchez-vous au soir tombant
Avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
À ceux qui auront accueilli
Cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour qui apparut
Lors de la Pâque de Jésus,
Il monte ;
Où irions-nous si ce n’est là ?
Quand notre lumière décroît,
Nous savons bien qu’il est déjà
Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,
Mais hâtez-vous, car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous, s’il prend l’esprit,
Et l’esprit vous mène à sa nuit,
Verra surgir ce jour promis :
C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons
À sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l’homme.
Il le découvre peu à peu,
Doucement il ouvre nos yeux,
Car rien n’est impossible à Dieu,
Puisqu’il se donne.

Antienne
Jérusalem au sommet de ma joie ! Alléluia.

Psaume : 136
1 Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions, +
nous souvenant de Sion ; *
2 aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

3 C’est là que nos vainqueurs
nous demandèrent des chansons, +
et nos bourreaux, des airs joyeux : *
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

4 Comment chanterions-nous
un chant du Seigneur +
sur une terre étrangère ? *
5 Si je t’oublie, Jérusalem,
que ma main droite m’oublie !

6 Je veux que ma langue
s’attache à mon palais +
si je perds ton souvenir, *
si je n’élève Jérusalem,
au sommet de ma joie.
[7-9]

Antienne
Du milieu des angoisses, tu m’as fait vivre, alléluia.

Psaume : 137
1 De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
2 vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
3 Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

4 Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
5 Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

6 Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
7 Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s’abat sur mes ennemis en colère.

Ta droite me rend vainqueur.
8 Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Antienne
Tu nous as rachetés par ton sang, Seigneur, tu fis de nous un peuple de rois.

Cantique (AP 4-5)
4.11Tu es digne, Seigneur notre Dieu, *
de recevoir
l’honneur, la gloire et la puissance.

C’est toi qui créas l’univers ; *
tu as voulu qu’il soit :
il fut créé.

5.9Tu es digne, Christ et Seigneur, *
de prendre le Livre
et d’en ouvrir les sceaux.

Car tu fus immolé, +
rachetant pour Dieu, au prix de ton sang, *
des hommes de toute tribu,
langue, peuple et nation.

10 Tu as fait de nous, pour notre Dieu,
un royaume et des prêtres, *
et nous régnerons sur la terre.

12 Il est digne, l’Agneau immolé, +
de recevoir puissance et richesse,
sagesse et force, *
honneur, gloire et louange.

Parole de Dieu : 1 P 2, 4-5
Approchez-vous du Seigneur : il est la pierre vivante, que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez des pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.

Répons
R/ Jésus dit aux disciples : La paix soit avec vous.

* Alléluia, alléluia !

V/ Avance ton doigt, mets ta main dans mon côté. *

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

Antienne
Je connais mes brebis, elles viennent à ma suite, et je leur donne la vie éternelle. Alléluia.

Cantique de Marie (LC 1)
47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Intercession
Demandons au Christ d’achever par l’Esprit Saint ce qu’il a commencé dans son Église :

R/ Exauce-nous, Seigneur ressuscité !
Jésus, souviens-toi de l’Église, née de ton côté ouvert :
— qu’elle y puise l’eau et le sang dont elle vit.

Rappelle-toi l’humble amour de Pierre, à qui tu as confié la charge du troupeau :
— garde à son successeur le même amour dans la même foi.

Rappelle-toi les bords du lac et la pêche miraculeuse :
— rends fructueux le labeur des missionnaires.

Rappelle-toi le repas que tu préparais pour tes amis :
— donne-nous le goût du pain partagé.

Souviens-toi que tu as brisé les portes de la mort :
— rassemble dans ton Royaume tous nos frères défunts.

Notre Père

Oraison
Accorde-nous, Seigneur, d’entrer dans la joie de notre salut alors que nous fêtons la résurrection de ton Fils. Lui qui règne.

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)

Alléluia. Alléluia.
Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui :
s’il voit venir le loup,
il abandonne les brebis et s’enfuit ;
le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire,
et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît,
et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner,
j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Commentaire

Dans le passage d’évangile de Saint Jean, que l’Eglise nous propose aujourd’hui et qui fait suite à celui d’hier, il nous est donné de réentendre les paroles fortes de Jésus à l’encontre des juifs : « Moi je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis… » L’affirmation revient à trois reprises dans ce même passage et elle trouve tout son sens en songeant à ce que dit Jésus dans l’évangile de Matthieu ou de Marc : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Pour Jésus, servir et donner sa vie sont des expressions équivalentes. L’une et l’autre traduisent non pas une modalité du don de soi parmi d’autres, mais la manière d’être du Christ Sauveur et son Amour infini à l’égard de tous les hommes.

Le pasteur de tous les hommes, est devenu lui-même un agneau : il s’est mis lui-même du côté des agneaux, de ceux qui sont méprisés et tués. Ce n’est pas le pouvoir qui rachète, mais l’amour ! C’est là le signe de Dieu car il est lui-même Amour ; oui combien de fois désirerions-nous que Dieu se montre le plus fort : qu’Il frappe durement, qu’il terrasse le mal et qu’il crée un monde meilleur, surtout en cette période de pandémie où tant de personnes sont atteintes et en ce monde où il y a tant de malheureux de toutes sortes… Le service est donc constitutif de la nature même de l’Eglise. Il est une dimension essentielle du mystère de l’Eglise qu’il existe en son sein une vocation pour la signifier aux yeux de tous : le diaconat, mais cette dimension du service se retrouve dans chaque vocation chrétienne. Servir et aimer, cette devise de la spiritualité ignatienne doit devenir celle de tout baptisé et particulièrement des prêtres, des religieux et des religieuses. En cette semaine de prière pour les vocations puissions-nous réaliser à quel point est grand l’appel que Dieu nous adresse à être aujourd’hui les serviteurs de tous nos frères et sœurs et prions particulièrement pour nos prêtres. N’ayons pas peur, aussi, de dire aux jeunes que nous rencontrons que mettre ses pas dans ceux de Jésus, pour le service des hommes et des femmes, est épanouissant et rend heureux malgré les difficultés et les embûches rencontrées.

Le Christ ne nous déconnecte pas du réel, Il est une personne, Il est quelqu’un qui vient à, notre rencontre dans les pâturages plus ou moins verts de notre vie. Il est une présence agissante dont rien, ni personne ne peut nous séparer car son Amour est plus fort que la mort. Ces signes de l’Amour qui vient de Dieu, nous devons les reproduire à chaque instant dans notre amour des autres.

« Seigneur, donne à ton Eglise des bergers qui te ressemblent ! Seigneur, donne au monde des bergers selon ton cœur ! »

Jacques Averbuch – diacre